Oubliez Lol !, Les beaux gosses est LA comédie adolescente de l’année. Hilarante, stylée, poétique... bref, irrésistible !
L’argument : Hervé, 14 ans, est un ado moyen. Débordé par ses pulsions, ingrat physiquement et moyennement malin, il vit seul avec sa mère. Au collège, il s’en sort à peu près, entouré par ses bons copains. Sortir avec une fille, voilà qui mobilise toute sa pensée. Hélas, dans ce domaine, il accumule râteau sur râteau, sans toutefois se démonter. Un jour, sans très bien comprendre comment, il se retrouve dans la situation de plaire à Aurore, l’une des plus jolies filles de sa classe. Malgré des avances de plus en plus évidentes, Hervé, un peu nigaud, ne se rend compte de rien. Quand enfin il en prend conscience, Aurore refuse de sortir avec lui. Puis, sans prévenir, elle se jette dans ses bras. Enfin, il sort avec une fille ! Grand amateur de branlettes et de films X, Camel, son meilleur ami, convainc Hervé d’essayer de coucher avec sa copine. Devant son copain, Hervé se vante de sa virilité, mais quand il est avec Aurore, c’est une autre affaire...
Notre avis : Les beaux gosses, c’est LA comédie adolescente de l’année, un teen movie qui puise son énergie dans l’universalité de situations fraiches, nichées quelque part au cœur de la crise d’adolescence, au croisement entre un bouton d’acné, un pull bon marché et la peur du premier baiser.
Pour son premier film, Riad Sattouf s’est souvenu des années collège et de ses galères pour en extirper le plus drôle. Partant du principe qu’à l’adolescence, tout est tordu et moche et que l’humeur en dents de scie du jeune rend toutes ses tentatives de rationalisation impossibles, il signe une comédie, une vraie, en partant souvent de situations délicates, voire traumatisantes qu’il désamorce par un humour salvateur. Il aborde frontalement la sexualité des jeunes, la tyrannie des camarades populaires, la dépression d’une mère ou bien celle d’un prof qui ira jusqu’à se suicider. Mais rien ne revêt jamais un caractère pathétique ou dramatique, tout étant de l’ordre de la bonne grosse déconnade. Le réalisateur donne dans le déboulonnage de situations convenues (le premier baiser du puceau, les branlettes sur catalogue, la découverte du syndicalisme, la perception des communautés - les Arabes, les gays...) en déployant une armada de gags qui collent à l’insolence de l’âge des comédiens en ne s’estompant jamais. Même en fin de métrage, le dynamisme de la narration ne fléchit pas, contrairement à beaucoup d’autres productions de ce type, Lol la première, qui préfèrent s’acheminer vers des conclusions mièvres et sans grand intérêt.
L’une des grandes réussites du film de Riad Sattouf réside dans sa volonté de prendre à contre-pied les comédies adolescentes traditionnelles. Les héros ne sont pas des « bogosses » stylés XVIe ou Neuilly, bien fringués et à l’avenir tout tracé, même en cas d’échec scolaire pour cause de chagrin d’amour ; ce ne sont d’ailleurs pas des caricatures de perdant, ces fameux nerds, dont les Américains sont si friands ; ce ne sont pas plus des échantillons issus d’une banlieue difficile... ce sont juste des mômes lambda, vivant à Rennes, sans grands repères esthétiques et sociaux, à l’image de leur famille, d’une simplicité confondante. Le cinéaste, au lieu de s’atteler à exploiter le cliché du bourgeois ou du sauvageon, a préféré donner la parole à la majorité de mômes sans histoire sous représentée au cinéma, dont pourtant le quotidien regorge d’énergie et de cocasserie.

Film de bonne humeur collective, Les beaux gosses donne la parole à chacun des protagonistes qui y vont de leur personnalité pour nourrir l’hilarité : il y a bien sûr les deux mômes loosers, Hervé et Camel, qui pratiquent la masturbation à deux, dans leur chaussette, et qui fantasment sur des collectors vintage de la Redoute (en gros, les numéros des années 80, quand les modèles n’étaient pas encore retouchés). Niveau poilade, on peut également compter sur les parents - la maman dépressive d’Hervé, jouée par une Noémie Lvosky fofolle, est obsédée par la vie sexuelle de son fils. De même, les profs aussi ne sont pas sans caractère, comme cet enseignant de lettres à la sensibilité à fleur de peau qui s’avère être un auteur trash qui aime à dépeindre la scène underground gay rennaise. Pour ajouter une couche d’humour et de désinvolture, on mentionnera aussi le personnage de la principale (incarnée par une Emmanuelle Devos loufoque), qui offre une belle composition d’autorité humoristique en claquant le bec des élèves les plus durs tout en se tapant en secret le C.P.E. black de l’établissement.
Tout ce grand déballage d’exubérance, qui se retrouve fortement dans le parler iconoclaste et fleuri de nos grands dadais, aurait pu donner naissance, dans de mauvaises mains, à une vulgaire comédie potache, pourtant jamais on n’assiste à un ersatz d’American pie ou de Quatre garçons plein d’avenir, pour citer une référence française dans le domaine. Avec talent, le réalisateur a su éviter de tomber dans la grossièreté insipide, en chargeant ses personnages d’une sensibilité attachante. Le recours surprenant aux spirales synthétiques en guise de bande originale, permet au film d’envoûter avec fraicheur et poésie, en s’éloignant définitivement des artefacts pour mômes gavés au rap et au rock commercial. Finalement, cette démarche permet aux Beaux gosses de se rapprocher de la plus grande réussite de ces dernières années dans le genre ado, à savoir Naissance des pieuvres. Et ce n’est pas la moindre des comparaisons !

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E.T. the Extra-Terrestrial (soit E.T. l'extra-terrestre en français) est un jeu vidéo d'aventure, développé et édité par Atari, sorti en 1982 sur Atari 2600. Reprenant des éléments du film E.T. l'extra-terrestre dont il est l'adaptation, le jeu ne reprend pas pour autant la trame générale du scénario. Développé en cinq semaines seulement par Howard Scott Warshaw, le jeu reçut de mauvaises critiques à sa sortie et fut un échec commercial de grande ampleur. Cette contre-performance vint s'ajouter à d'autres et Atari cumula 536 millions de dollars américains de perte à la fin de l'année 1983. L'entreprise fut alors divisée et vendue l'année suivante. Produit à 4 millions d'exemplaires, le jeu s'est quand même vendu à 1,5 million d'exemplaires au total, ce qui en fait la huitième meilleure vente d'Atari. Le jeu vit son aura s'amplifier quand, vers fin 1983, Atari enterra de nuit des stocks de produits dans un terrain de décharge du Nouveau-Mexique, la rumeur voulant que les copies invendues d'E.T. the Extra-Terrestrial fassent partie de l'opération.
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Pacman (Namco, 1980) s'appelait à l'origine Puckman. L'éditeur, craignant un hypothétique vandalisme remplaçant la première lettre par un « F », a changé le nom du jeu pour la sortie américaine.
Bionic Commando sur NES est une conversion adaptée de Hitler no Fukkatsu (littéralement « le retour d'Hitler ») sorti sur Famicom (la version japonaise de la NES). À la base le joueur devait combattre des troupes nazies ; le dernier boss, Hitler lui-même, était en outre quasi-imbattable. Dans la version Bionic Commando le scénario et les décors ont ainsi été modifiés pour changer l'univers du jeu. Le sprite du boss de fin, lui, est resté.
Final Fantasy (NES, 1987) a été nommé de cette façon car il s'agissait en principe du dernier jeu de Square, alors au bord de la faillite. Le jeu a été un succès foudroyant et a permis à la société de continuer son activité et de produire certains des meilleurs jeux des années 1990.
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